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Etude sur les médias

13 août 2010

Berne (ats) Les éditeurs rejettent les conclusions de l’étude sur les médias présentée vendredi à Berne. Selon le président de Schweizer Presse Hanspeter Lebrument, le monde médiatique helvétique, de bonne facture, ne doit pas faire l’objet de profondes restructurations.

Dans leur étude, les scientifiques zurichois constatent une baisse de qualité des médias due en partie aux conséquences de la crise économique. « Par rapport à il y a quelques années, c’est clair, la presse est en difficulté ; mais si on regarde à plus long terme, elle va assez bien », a indiqué à l’ATS le président des éditeurs suisses alémaniques de Schweizer Presse. « Tous les 8-9 ans, on a une crise », a-t-il rappelé.

Et Presse Suisse de renchérir dans un communiqué en soirée, estimant que le plus gros reproche que l’on pourrait adresser aux conclusions de l’étude est « probablement celui d’avoir limité l’examen à un temps au lieu de chercher à appréhender la presse dans son évolution passée, présente et future ».

Editeurs romands « songeurs »

« Il est particulièrement dommage que ce souci d’immédiateté, peu compréhensible dans le cadre d’une telle démarche, ait empêché les auteurs de l’étude d’esquisser des pistes susceptibles d’améliorer encore la qualité des journaux et des magazines dans notre pays », ajoute Presse Suisse.

Réfutant les conclusions d’une prétendue baisse de qualité des médias, les éditeurs romands de Presse Suisse « regrettent vivement que ce travail se base sur un échantillon très faible de journaux (seulement 14 journaux alémaniques, 6 romands et 2 tessinois), un chiffre qui ne tient pas compte de l’extraordinaire diversité de la presse dans notre pays ». Et d’ajouter que le fait que les magazines ainsi que la presse régionale et locale romandes semblent avoir été totalement ignorés laisse songeur.

S’il reconnaît que les journaux suisses ont quelque peu maigri récemment, M.  Lebrument estime que la qualité de leur contenu n’a pas pour autant diminué. « D’ailleurs, aussi bien les autorités que les milieux économiques veulent embaucher nos journalistes : c’est la preuve qu’ils font du bon travail. » Selon l’éditeur, le niveau des journalistes en Suisse est même « meilleur qu’avant ».

Autre explication avancée par les chercheurs en charge de l’étude sur les médias pour expliquer la chute de la qualité : la trop grande importance des journaux gratuits. « Pendant un certain temps, on a eu trop de gratuits ; mais maintenant, la situation s’est stabilisée. » Et M. Lebrument de préciser que grâce à ce type de presse, « beaucoup de gens ont repris contact avec le langage écrit. »

M. Lebrument estime par ailleurs « qu’ils ne sont pas mal faits, ces gratuits ». Et leurs lecteurs, sont, selon le président de la faîtière, suffisamment bien formés pour avoir du recul sur leur contenu.

Diversité médiatique suffisante

Interrogé sur le rôle joué par les médias dans la démocratie, le président de Schweizer Presse s’est dit en total désaccord avec les chercheurs zurichois. Selon lui, la diversité médiatique est actuellement amplement suffisante pour permettre « à chacun de donner son avis. »

Le rédacteur en chef du journal gratuit 20 Minuten s’est lui aussi étonné des conclusions de l’étude. « Je rejette le reproche fait à 20 Minuten d’être à l’origine d’une perte de qualité », a souligné Marco Boselli.

Lorsque les chercheurs écrivent que sa publication est presque entièrement constituée de dépêches d’agences, ils « n’ont aucune idée de quoi ils parlent ». Selon M. Boselli, 20 Minuten est très orienté sur les productions maison. L’entreprise « 20 Minuten AG » compte d’ailleurs près de 150 collaborateurs chargés du contenu rédactionnel.

Tout autre son de cloche du côté d’Impressum : « nous partageons les conclusions des chercheurs, à savoir que la réduction des effectifs remet en question la qualité, la diversité, l’indépendance rédactionnelle et la crédibilité des médias », a noté Dominique Diserens, secrétaire centrale du syndicat des journalistes. Quant à la gratuité de la presse, « elle est problématique ».

Etude sur les médias

13 août 2010

Berne (ats) Alors que le bon fonctionnement de la démocratie helvétique dépend entre autres de la qualité des médias, cette dernière est en forte baisse, selon une étude présentée vendredi. Principales causes : la crise économique ainsi que l’explosion des journaux gratuits et des sites Internet.

« La Suisse a une grande tradition de la presse, notamment grâce à son plurilinguisme, mais le manque de ressources fait perdre du terrain aux journaux par abonnements », principaux garants de la qualité médiatique, a déploré vendredi devant la presse à Berne Kurt Imhof. Ce dernier fait partie de la douzaine de chercheurs de l’Université de Zurich qui ont contribué à cette étude, parue dans les premières Annales « Qualité des médias - Suisse ».

Boulevardisation
La crise des médias en Suisse a pris une tournure alarmante en 2005, lorsque la presse, la radio et la télévision ont dû faire face à l’invasion du marché par les sources d’information en ligne et les journaux gratuits, selon l’étude. « Cette ’culture du gratuit’ a entraîné une croissance de la personnalisation, de l’émotionnalisation et de la boulevardisation des thèmes », a commenté M.  Imhof.

Autre problème des médias gratuits : ils font perdre aux consommateurs la notion que le journalisme professionnel a un prix, selon les auteurs de l’étude. « Ce prix, c’est tout d’abord celui des publicités qui accompagnent les articles », a expliqué M. Imhof.

C’est aussi pour le lecteur le renoncement à la rationalité et à l’analyse que seul un journaliste qualifié peut fournir en plus-value à l’information pure, a poursuivi l’universitaire. Et de lancer un appel à la sortie de cette gratuité.

Traitement séquentiel
Au nombre des critiques émises par les auteurs de l’étude, qui se sont penchés durant l’année 2009 sur quelque 137 titres de médias - dont 46 ont fait l’objet d’une attention toute particulière -, figure aussi l’importance surdimensionnée accordée à l’intérêt humain et au sport. En outre, la couverture internationale des journaux, radios, télévisions et sites d’informations se limite de plus en plus à des dépêches d’agence.

Quant aux grandes thématiques d’actualité, elles font généralement l’objet d’un traitement séquentiel plutôt que d’être élargies et mises en regard avec la société en général sur la durée, selon l’étude. Dans le cas du débat lié à la votation sur les minarets, les généralisations et les discours d’exclusion à l’encontre des acteurs musulmans ont par exemple reçu un large écho médiatique.

Education aux médias à renforcer
Ce phénomène n’est pas près de prendre fin, avertissent les chercheurs : selon eux, la consommation des médias gratuits va poursuivre sa croissance aux dépens de la presse payante, la radio et la télévision. En effet, les générations entre 15 et 35 ans ont été socialisées dans une « culture de gratuité et de faible qualité ».

Le risque de perte de la socialisation positive chez les jeunes est donc de plus en plus grand, a noté Mark Eisenegger, un des auteurs du document. Or cette socialisation est indispensable à la bonne santé de la démocratie, tout comme le sont, selon lui, les fonctions de lieu de débat, de contrôle et d’intégration remplies par les médias de qualité.

Selon Kurt Imhof, l’éducation à l’utilisation des médias, notamment à l’école, pourrait améliorer la situation. « Mais, globalement, le journalisme nécessite plus de moyens », a-t-il déclaré.

Destinées à « contribuer à faire de la qualité des médias un sujet important de communication publique », ces annales ont été élaborées et publiées par le domaine de recherche « public et société » de l’alma mater zurichoise. Elles sont soutenues par la fondation d’utilité publique « Oeffentlichkeit und Gesellschaft ».

Rejet en bloc
Contacté par l’ATS, le président des éditeurs suisses alémaniques a déclaré rejeter les conclusions de l’étude. S’il reconnaît que les journaux helvétiques ont quelque peu maigri récemment, M. Lebrument estime que la qualité de leur contenu n’a pas pour autant diminué. Et leur diversité est amplement suffisante, selon le Grison.

Les éditeurs romands insistent quant à eux sur le fait que cette étude se base sur un échantillon très faible de journaux (seulement 14 journaux alémaniques, 6 romands et 2 tessinois), "« un chiffre qui ne tient pas compte de l’extraordinaire diversité de la presse dans notre pays ». Que les magazines ainsi que la presse régionale et locale romandes semblent avoir été totalement ignorés les « laisse songeur ».

Les dépenses publicitaires en hausse en juillet en Suisse

13 août 2010

Berne (ats) Les dépenses publicitaires en juillet ont augmenté de 4,3% par rapport au même mois l’année précédente. Elles elles ont atteint 235,1 millions de francs contre 225,4 millions l’année précédente.

Les dépenses publicitaires de juillet 2010 ont également surpassé celles de juillet 2008, qui se chiffraient à 226,9 millions de francs, selon Media Focus qui a publi cette statistique vendredi. Media Focus relève que l’exercice 2010 se rapproche ainsi de l’année record 2008.

L’été a notamment eu une influence sur les dépenses de la branche des loisirs, sport et tourisme, qui ont augmenté de 19,7% à 17,5 millions.

Goldbach Media a fait bondir son bénéfice au 1er semestre

13 août 2010

Küsnacht ZH (ats) Goldbach Media a affiché des résultats en forte progression au 1er semestre 2010. Le groupe zurichois de publicité a vu son bénéfice net presque doubler par rapport à la même période de l’an passé, à 3,1 millions de francs.

Le résultat du 1er semestre 2009 avait été grevé par une charge non récurrente d’activités cédées pour un montant de 4,3 millions de francs. Le chiffre d’affaires a lui augmenté de 8,5% pour s’inscrire à 151,2 millions, a indiqué vendredi le prestataire de services publicitaires électroniques.

Au niveau opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) ressort à 7,1 millions de francs, en hausse de 16,6%. Le groupe a poursuivi durant la période sous revue son internationalisation. Désormais, 23% du chiffre d’affaires net et 5% de l’EBIT proviennent de l’étranger.

Le segment offline, le plus important en terme de chiffre d’affaires, qui s’occupe de commercialisation de publicité pour TV et radios privées, a vu ses ventes progresser de 8,5% à 93,2 millions de francs.

La progression provient principalement de la télévision (+11,3%), où Goldbach a continué de profiter de la tendance persistante au déplacement de la publicité vers les médias électroniques. Sur l’ensemble de 2010, Goldbach Media prévoit de nouveaux gains de parts de marché.

Pascal Décaillet met un terme à sa collaboration avec Radio Cité

9 août 2010

Genève (ats) Pascal Décaillet ne retrouvera pas « Radio Cité » à la rentrée. Le journaliste a mis un terme à sa collaboration avec la radio genevoise. Il y animait chaque matin une émission politique intitulée « le 7 à 8 ».

« Radio Cité » a proposé à M. Décaillet de conduire une émission nouvelle formule, plus populaire et plus déconnectée de Genève sur cette même tranche horaire. « J’ai réfléchi et j’ai finalement refusé l’offre », a indiqué lundi le journaliste, confirmant une information révélée par le site internet du journal 20 Minutes.

Pascal Décaillet poursuit en revanche sa collaboration avec la télévision locale genevoise « Léman Bleu ».

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